Nous retrouvons Joceline affalée sur son canapé. Le regard apathique, il est 19H et elle ne sait pas. Elle ne sait pas car on est vendredi, c’est enfin le week-end tant attendu. Mais Joceline est là, sur son canapé sans pouvoir bouger. Elle pourrait allumer la télé, mais ce faisant elle sait que ce serait comme tous les jours… On regarde d’abord « Plus belle la vie », on passe les infos, le film commence et il est nul. Vers 21H30, la faim arrive, des pâtes réchauffées ou un plat préparé font l’affaire. Le film se termine et elle retrouve son lit.

Aujourd’hui c’est vendredi, c’est le week-end tant attendu et Joceline ne veux pas vivre un jour ordinaire. Joceline veux célébrer sa liberté recouvrée. Mais diantre que ses jambes sont lourdes, que son esprit est vide et comment trouver la force de faire à manger avec un frigo mal assorti et au mets trop souvent avariés. Il faut attendre que ça chauffe, il faut se brûler, il faut se concentrer, il faut nettoyer, il faut, il faut, il faut… Elle ne veut pas se sentir obligée, être contraint comme tous les jours de la semaine, faire sans jouir (ou si peu). Aujourd’hui c’est vendredi, Joceline déprime et se sent seule, elle voudrait inviter ses amis, se divertir, profiter de sa première soirée du week-end. Elle aimerait envoyer à son frère et appeler son neveu sur Skype. Que ses soirées Tarot entre copines lui manquent, le temps où elle préparait un bon repas et l’odeur des mets qui se répand dans la pièce mêlée à celle des bougies… Que ces soirées entre camarades de promo lui manquent avec ces apéros qui durent et surtout cette nourriture riche et abondante que l’on mange debout dans des assiettes en carton, en discutant aux quatre coins de la pièce. On ne parle même pas de ces soirées célibataires où Joceline se fait un bon plat juste pour le plaisir de la bonne nourriture, de ses odeurs, de sa chaleur, de la musique douce et du bon vin.

C’est triste un vendredi allongé dans son canapé, la faim lancinante, le morale flasque, les yeux dans le vague. C’est triste d’imaginer la couleur des poivrons que l’on fait griller avant de les noyer dans une omelette. D’imaginer encore et toujours l’odeur du poisson que l’on sort du four sur son lit d’herbes et l’huile qui se reflète sur les écailles. Joceline est toujours là avachie en oubliant la chaleur sur le visage que procurent les aliments encore fumants dans l’assiette. Elle doit se prendre en main.

Dans un mouvement désespéré, elle se place devant son ordinateur et part en quête d’évasion. Elle finit par taper son code postale sur un site, elle finit par inviter sa voisine, elle finit sa semaine de travail et commence son week-end. On est vendredi soir, Joceline va se faire livrer des plats chauds et cuisinés. On est le dernier jour de la semaine et Joceline va rire et se divertir avec sa voisine de palier qu’elle connaissait si peu finalement.
Bon Week-end à tous ! Et n’oubliez pas qu’en cas de coup de mou ou de crise de fainéantise, que ce soit pour une soirée télé ou une soirée bien arrosée : Taxiresto a ce qu’il vous faut.